Chloé Rouge-Pullon, bonjour. Votre livre Et grandir… est publié aux Éditions de l’Onde.
Pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Chloé, j’ai 41 ans, je suis aujourd’hui artiste Slasheuse (ou multipotentielle en français) et passeuse de mots. Cela signifie que j’accompagne les transitions de vie par différents canaux : écriture, voix, image, instruments … Et via différents formats : livres, podcast, émissions de radio, seule en scène, photo/vidéo, peinture, …
En 2019, j’ai senti la nécessité d’écrire pour m’aider à sortir d’une relation bien foireuse, et celle de quitter Paris quelques mois plus tard, ville où je vivais depuis toujours. J’ai pris conscience il y a cinq ans que j’avais passé une partie de ma vie à me suradapter à une vie et une ville bruyante, dans lesquelles je ne tenais pas compte de mes besoins et de mon hypersensibilité.
Ces dernières années ont été un terrain challengeant mais propice pour transformer tout ce qui réclamait à être lâché et alchimisé. Je me déploie et m’épanouis aujourd’hui via mes multiples projets artistiques (une dizaine en ce moment), et dans la création de ma start-up pour réinventer le mieux-être en entreprise.
Votre livre en quelques mots ?
» Et grandir… » est autobiographique, c’est un journal hybride entre poésie et témoignage. Il vous emmène dans un voyage multidimensionnel à l’écho universel, celui des émotions, des traversées pas toujours évidentes et des transitions de vie.
Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire?
Ça a été d’abord une nécessité.
À différents moments de ma vie, l’écriture m’a permis de traverser des épreuves en déposant sur le papier ce qui s’agitait en moi. Aujourd’hui, c’est une voix amie qui m’accompagne dans mon déploiement.
Quand, où et comment écrivez-vous ?
J’écris quand j’ai besoin de déposer, de trouver un miroir à travers l’encre sur le papier. En terrasse, en voyage, chez vous, chez moi. Je peux écrire partout, si je suis seule ou dans ma bulle pour ouvrir cet espace dans lequel je me sens en sécurité.
J’écris aussi quand je sens des phrases impatientes qui veulent sortir de ma tête pour laisser un écho, décrire des états, accompagner un changement. C’est un espace vulnérable et transformateur. J’aimerais faire de l’écriture une alliée quotidienne ou presque. Comme pour la musique. Il y a des périodes plus propices à cela, quand mon mental est moins bruyant, à chaque fois que je me souviens comme ces voix sont puissantes.
Pourquoi avoir choisi les éditions de l’Onde ?
J’avais besoin d’une maison dans laquelle je me sente bien, qui tienne compte de ce que je souhaitais pour mon livre. Les éditions de l’Onde sont dans une énergie qui convient à la mienne.
Quels sont vos livres ou auteurs favoris ?
Voilà une question ardue pour une neuroatypique ! J’ai plein de livres entamés, avec leurs marque-pages, témoins de mon TDAH. Souvent des ouvrages orientés spiritualité, développement personnel, dans lesquels je pioche en fonction de l’inspiration du moment. Je me laisse porter.
Mon livre de chevet depuis quelques mois : « Être une mère pour soi-même » de Bethany Webster et des ouvrages sur les passeurs d’âmes.
Je lisais plus de romans avant, j’ai aimé : Jean d’Ormesson, Desproges, Cyril Massarotto, Jean-Louis Fournier, Anna Gavalda, Anne Akrich « Petit traité de savoir-vivre à l’usage des embryons », Didier Cauwalaert « le journal intime d’un arbre », Justine Lévy « rien de grave » et « mauvaise fille », Agnès Martin Lugand « Les gens heureux lisent et boivent du café »… et bien sûr le Petit Prince de Saint – Exupéry.
Merci Chloé.