Anne-Marie Hornung, bonjour. Votre livre Ce bleu d’ailleurs est publié aux Éditions de l’Onde.
Pouvez-vous vous présenter ?
Je crois que j’ai grandi avec le goût des rencontres, des ciels bleus de ma Méditerranée et des ailleurs. À la maison, il y avait souvent du monde, des amis, des conversations. J’ai peut être gardé de cette enfance ce goût des rencontres et des échanges.
Je suis née au Liban. La vie diplomatique de mon mari nous a ensuite amenés à vivre dans plusieurs pays, où nos deux enfants ont grandi.
L’Égypte est le pays où nous sommes restés le plus longtemps, seize ans de notre vie. Elle est devenue bien plus qu’un pays où nous vivions, elle fait vraiment partie de mon histoire.
Mais tous ces lieux, tous ces visages ont compté. Certaines personnes sont restées dans nos vies, d’autres ont simplement croisé notre chemin. Et je crois que chacune, à sa manière, nous laisse quelque chose.
Votre livre en quelques mots ?
Ce bleu d’ailleurs est un récit très personnel, qui s’est construit au fil des lieux ou j’ai vécu, des rencontres et des événements qui ont marqué ma vie. C’est aussi une histoire de famille, de départs, de racines et de nouveaux horizons, où plusieurs cultures se croisent.
Au fond, j’espère que chacun pourra y retrouver quelque chose de sa propre histoire.
Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?
Je ne sais pas si je peux parler d’un déclic. Je n’ai jamais eu l’idée d’écrire un livre. Ça s’est fait assez naturellement. J’étais très entourée, avec la vie diplomatique, les rencontres et tout ce qu’il y avait à gérer au quotidien, mais je passais aussi beaucoup de temps seule, notamment en voiture, pendant les trajets, pour accompagner mes enfants à l’école. Et c’est dans ces moments que certaines choses ont commencé à remonter,
Dans la vie, je suis plutôt celle qui sourit, qui fait rire, toujours en mouvement, Je ne suis pas forcément quelqu’un qui montre facilement ce qu’elle ressent au fond. L’écriture m’a offert un espace où je pouvais déposer tout cela. C’est ainsi que tout a commencé.
Quand, où et comment écrivez-vous ?
J’écris surtout quand je peux me retrouver un peu seule, dans ma bulle, souvent face à la mer ou dans le calme d’un jardin. J’ai besoin de ce calme autour de moi pour laisser venir les mots.
Et une fois lancée, c’est presque l’inverse. Les mots arrivent parfois très vite, avec beaucoup d’effervescence. Il y a des moments très vivants, parfois de vraies décharges émotionnelles. Je pars souvent d’un souvenir, d’une émotion ou d’un moment vécu, sans savoir où cela va me mener. Au départ, je n’écrivais pas pour être lue. J’écrivais pour moi, pour mettre des mots sur des choses que je n’arrivais pas toujours à exprimer autrement. C’est pourquoi il m’a fallu du temps avant d’accepter de partager cette part de moi avec des lecteurs.
Pourquoi avoir choisi les éditions de l’Onde ?
Je suis tombée sur les Éditions de l’Onde un peu par hasard, en faisant mes recherches. J’ai envoyé mon manuscrit, et j’ai eu la chance qu’il retienne leur attention. À partir de là, les choses se sont faites assez naturellement. Nous avons beaucoup échangé et je me suis rapidement sentie en confiance. La diffusion avec Hachette a également compté dans ma décision.
Quels sont vos livres ou auteurs favoris ?
Je lis un peu de tout, dans plusieurs langues, selon les périodes, les envies et parfois simplement parce que je fais une belle rencontre avec un livre.
J’ai beaucoup lu autour de l’Égypte, en particulier Robert Solé, Gilbert Sinoué, André Aciman. J’aime beaucoup Elif Shafak. Gabriel García Márquez avec « Cent ans de solitude », ainsi que Khaled Hosseini et « Les Cerfs volants de Kaboul ». J’ai grandi avec Pagnol qui me rappelle les étés de mon enfance. Et puis il y a des livres qui restent, comme le Petit Prince.
Je pourrai citer encore beaucoup d’autres auteurs. Chez nous, les livres ont toujours fait partie de la famille. Ma mère m’en offrait régulièrement, ce qui a nourri très tôt ma curiosité. Naturellement, j’ai eu envie de transmettre ce même plaisir de lire à mes enfants.
Merci Anne-Marie.