Une saison en transfert – Estragon

13,00

Le narrateur entre en thérapie pour ne pas sombrer — et découvre dans le transfert un territoire brûlant où se mêlent dépendance, lucidité et création. Ce recueil compose le journal fragmenté de cette traversée : poèmes brefs, proches du haïku, éclats de cabinet, souvenirs familiaux, nuits troubles, pensées noires soudain fendues par un humour sec. L’écriture avance au rythme d’une relation impossible, à la fois contrainte professionnelle et lien vital.

Entre dépression, peur de mourir, désir d’aimer et dérision salvatrice, chaque texte transforme l’angoisse en forme courte, incisive. La figure de la psy devient pivot, miroir et moteur : on écrit pour tenir, pour différer la chute, pour faire quelque chose de la frustration. À mesure que la thérapie approche de sa fin, la poésie se dépouille et laisse affleurer une question nue : que reste-t-il quand la béquille disparaît ?

Le livre se referme sur une séparation sans garantie d’apaisement. « Toute sortie est définitive. » Reste au lecteur cet équilibre instable entre soulagement provisoire et inquiétude persistante — la trace d’un combat mené à voix basse, mais sans détour.


Estragon n’est pas son vrai nom, mais son vrai nom n’est pas vrai. Il est urbaniste, universitaire, provençal de naissance, parisien d’enfance, lyonnais de jeunesse. Et vieillissant. C’est le mec le plus gentil du monde, mais des fois il sent l’alcool.


148 x 210 – 76 pages

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